Dans son article du 14 octobre, Le Figaro, indique que Benjamin Suchar, fondateur de l’application CheckMyMetro est à “la limite de la mauvaise foi”. Nous publions ici son droit de réponse :
“CheckMyMetro permet certes de checker les contrôleurs, mais également les incidents, retards, ou des informations divertissantes (coups de cœur, musiciens…).
Ce système permet donc à mon sens une certaine forme d’ « empowerment », puisque cette application encourage à organiser soi-même son intermodalité, échanger ses infos sur les perturbations… et aussi sur les contrôleurs.
Le numérique, les réseaux sociaux n’agissent que comme accélérateurs de tendance. De la fraude, il y en a toujours eu et l’encouragement via CheckMyMetro ne peut être qu’à la marge. Les utilisateurs ne vont pas troquer leur pass navigo contre une application mobile et se transformer en Ninja en sautant par-dessus les barrières.
Cette application est donc à mon sens un moyen de pression pour que la qualité du système de transport et sa performance économique soient plus transparentes.
Passée la première réaction qui est “Vous n’avez pas le droit !”, quand la performance d’un système est quantifiée par ses utilisateurs, les opérateurs les plus intelligents évolueront en publiant leurs indicateurs.
Ce genre d’application a je l’espère de l’avenir pour les transporteurs, si toutefois ils acceptent tous d’ouvrir leurs données, car elle s’inscrit dans une logique positive en apportant des services, un vrai plus aux utilisateurs. Le voyageur a le sentiment qu’on fait quelque chose pour lui et cela développe la solidarité entre voyageurs.”